Après 3 mois de chômage, un lauréat de l’ENCG Tanger devient vendeur d’ecstasy

L'étudiant de l'ENCG qui est devenu vendeur d'ecstasy après l'obtention de son diplôme.

Victime du marché du travail et des pistons, véritables fléaux des entreprises marocaines, un lauréat de l’ENCG Tanger décide de lutter contre le chômage en devenant un vendeur d’ecstasy.

Le jeune homme (celui-ci a préféré garder son identité secrète) s’est confié à Bopress. Son calvaire a commencé quelques semaines après son obtention du diplôme (BAC+5).

Agé de 23 ans, il a postulé à plusieurs offres via Rekrute, en vain. Déterminé, il a passé une dizaine de concours d’administrateur 2ème grade dans les différents ministères, mais lors des entretiens oraux, c’était la grande déception.

Le jeune homme nous a donné rendez-vous dans un café à Mesnana, un quartier populaire situé aux alentours de l’ENCG Tanger. Y. était vêtu en noir et portait des lunettes de soleil.

« La vie m’a tellement déçu. Quand j’étais étudiant, je passais mon temps à dormir et à commenter dans les groupes où les étudiants de l’ENCG balançaient leurs conneries, à l’image d’ENCGLAND et de l’ENCG IS LIFE. La vie était tellement simple… », a-t-il d’abord lancé, en tirant par petites bouffées sur son Marlboro light.

« En réalité j’ai frappé à toutes les portes avant de perdre espoir. J’ai sombré dans une dépression de huit jours tout en écoutant les conseils de Doc Samad. Un jour, un ami à moi m’a conseillé de regarder Breaking Bad et c’était le déclic, merci Heisenberg (rires) », a déclaré le dealer et ex-étudiant avant de continuer.

« Vu que ça faisait des ravages à l’école, j’ai décidé de vendre l’ecstasy aux étudiants et ça a marché. Après quelques jours j’ai raflé un joli pactole qui m’a permis d’acheter un appartement, converti ensuite en supérette des stups : résine, herbe de cannabis, héroïne, cocaïne, MDMA et ecstasy. Mon business marche bien, je ne suis plus un vulgaire chômeur, et je vis mieux qu’un cadre dans une multinationale », a-t-il conclu, avant de se lever et quitter le café, laissant  notre journaliste payer l’addition.


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Bopress
Le leader du camouflage médiatique