Témoignage : Halima inscrite sur la liste d’attente de Hammam Saâda nous raconte son calvaire

«J’ai honte de me retrouver à parler de ça». «La Covid m’a tuer». Presque trois mois sans Hammam, non mais où va le monde. Mon mari, sourd malvoyant ne me reconnaît qu’au toucher. Et bien Il ne me reconnaît plus. Moi-même je ne me reconnais plus. Je me touche j’ai l’impression de toucher Bouchaib, mon cousin de laaroubia. On dirait du simili-peau. Du triple vitrage cutané. J’ai développé la peau de vipère, comme quoi la théorie de l’évolution ce n’est pas des balivernes. Si ça continue je risque de me transformer en fossile. Ce n’est plus une vie digne de la femme que je suis », nous explique Halima adepte de Hammams, sauna et clubs libertins.

En réponse à ces traumatismes post covid, l’État marocain via son chef du gouvernement explique que le lever du confinement est plus que primordial, il s’inscrit sous cette même nouvelle voie à laquelle le Maroc de demain aspire, où le respect de la femme est un des piliers.

«Pensons à la santé mentale de nos chères citoyennes. Mettons-nous à la place de toutes ces femmes habituées à aller au Hammam, une fois pour semaine, non mais sérieusement réfléchissez-y pendant une minute. Que voyez-vous ? Et s’il vous plaît laissez de côté vos perverses pensées. Que voyez vous sinon des femmes dénuées de toute dignité, écaillée tel un pangolin dans un marché de wuhan ! Non! Arrêtons ce calvaire !» conclut sévèrement le chef du gouvernement, avant de verser une larme sur son cache-bavette signé Haddioui.

Une nouvelle qui devrait calmer madame Halima et sa masseuse du Hammam Saâda.