Burn-out, exploitation, précarité: calvaire des députés parlementaires

C’est un monde parallèle qui vit en silence avec beaucoup de souffrance et qui est un peu oublié. Le monde des parlementaires. Assis devant son bureau en bois de chêne massif, Fettakh Jamal nous reçoit dans son modeste cabinet de 100 m2. Sa voix est à peine audible, souffrant au niveau des cordes vocales abîmées par son cri de la veille, un cri de rage dans l’hémicycle, au milieu des apostrophes et questionnements de ses acolytes .Petites lunettes rectangulaires Armani, chemise à rayures Burberry, tête chauve et cravate signée, Fettakh Jamal ne parvient plus à payer l’école française privée pour ses enfants.

Il nous confie: «Mon cas n’est pas isolé, je parle au nom de tous les parlementaires et conseillers de ce pays, qui se battent sans compter leurs heures pour améliorer la vie de nos concitoyens. Certains travaillent 23h/24, d’autres dorment ici au sein de l’hémicycle.
Nous arrivons bon an mal an à nous en sortir. Des voitures de service bas de gamme à notre disposition. Je n’ai pas changé mes voitures personnelles depuis deux ans, deux bonnes longues années. C’est l’enfer. Pas facile dans cette situation de ne pas toucher le fond, le burn-out. On se tue à la tâche pour deux sous en guise de rente. Et comme si cela ne suffisait pas, on voudrait maintenant nous contraindre à voter une loi pour supprimer notre retraite, qui je rappelle, n’est qu’une modique somme ne représentant même pas le salaire de ma femme de ménage.
J’appelle mes collègues députés, soldats dans l’ombre, défenseurs des droits de nos concitoyens, je les appelle à manifester contre cette injustice que nous subissons. Nous déserterons l’hémicycle deux fois plus que d’habitude jusqu’à ce que nos revendications soient entendues et appliquées : Hausse de 50% du salaire, hausse de 50% de la retraite, deux emplois fictifs pour chaque député, frais de scolarité, d’activités parascolaires et de vacances pour nos enfants pris en charge, liberté de choisir nos assistantes.»

Soyez le premier à ajouter un commentaire sur "Burn-out, exploitation, précarité: calvaire des députés parlementaires"

Laisser un commentaire