«Grandis et tu oublieras» élue maxime la plus inspirante devant «Ce qui ne me tue pas me rend plus fort» de Nietzsche

C’est un collège de sémiologues chevronnés et internationaux qui le décida avec une écrasante majorité : le dicton marocain « Grandis et tu oublieras » – « Kber ou tenssa » en version originale – a été élue maxime la plus inspirante du siècle. Derrière ce titre honorifique se cache la reconnaissance tant attendue de la philosophie marocaine qui entre dans la scène internationale de la plus grande des portes.

Au palais des glaces à Paris, nous avons assisté à la prestigieuse cérémonie dans laquelle maints intellectuels étaient présents. Nous avons notamment croisé les philosophes français Alain Finkielkraut et Alain Badiou ou encore le prix Goncourt 2018 Richard Ben Azzouz qui, à l’issue d’un plaidoyer que certains qualifieront de pro domo, a réussi à convaincre l’illustre Jury :
« KOULKOUM MKEWRIN MKH*WRIN, vous n’en n’avez pas marre de Nietzsche ? Sa maxime – Ce qui ne me tue pas me rend plus fort- a été trop galvaudée ; elle est désormais dénuée de tout sens, bonne à la poubelle. Niki Mkoum, savez-vous que cette phrase que vous admirez tous depuis plus d’un siècle est désormais utilisée dans le cadre des ruptures amoureuses juvéniles ? C’est ça pour vous la Littérature ? C’est ce que j’appelle moi Tekhwar et Tekwar… »

Au sommet de son ire, Richard Azzouz prit une courte pause avant de reprendre tout de go :

« Pas la peine d’aller chercher quelque chose de nouveau. Le dicton ultime, nous l’avons, Din Mkoum. Nous, les Marocains, le connaissons depuis la tendre enfance, depuis le sein presque. Et ce dicton – Grandis et tu oublieras – contient et la théorie de la relativité générale d’Einstein sur la question de l’inexistence du temps et les théories kantiennes les plus complexes sur la conscience. Kber ou tenssa c’est plus fort que votre Carpe Diem, ça veut dire au fond : vis chaque instant comme si tu étais un nouvel être, car à chaque instant tu es un nouvel être… tu existes dans l’inexistence, ainsi plus de douleurs.»

Après une salve d’applaudissements, Azzouz Richard retrouva sa place et fut au premier rang pour admirer le sacre linguiste de notre Royaume.

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